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Le Conseil Européen de la Recherche et de la Fatwa



Fatwâ n°11
Question :Je suis un étudiant résidant depuis deux ans en Grande Bretagne et je percevais une bourse de mon pays d'origine, par le biais d'une banque qui me versait de faibles intérêts dont je n'évaluais pas la valeur car elle n'était pas fixe. J'ai dépensé une grande partie de cet argent mais j'ai omis d'en rabattre les intérêts. Je souhaite savoir s'il m'est possible aujourd'hui de rabattre ces intérêts, d'en estimer la valeur en devise locale de mon pays et la façon dont je dois procéder ? En ce qui concerne mes avoirs fixes actuels sur mon compte bancaire qui s'élèvent à environ 1000 dollars américains depuis deux ans, puis-je payer la zakât dessus après une année révolue, sachant que j'épargne cet argent pour payer mes frais d'inscription de l'année suivante ?

 

Réponse : Nous vous recommandons de chercher sérieusement à connaître auprès de votre banque la valeur des intérêts qu'elle vous a versés. Dans le cas où vous n'y arriveriez pas, faîtes-en une estimation approximative telle qu'elle vous permette d'avoir la conscience tranquille, car Dieu ne nous fait pas supporter une charge au-dessus de ce que nous pouvons. Une fois la valeur des intérêts déterminée, vous devez la verser aux pauvres et non la garder pour vos besoins personnels. Quant au montant que vous avez mentionné, la valeur prévue par la loi islamique pour l'acquittement de la zakât équivaut à celle de 85 grammes d'or pur (nisâb) annoncée d'habitude dans les journaux et les marchés financiers. Si vos avoirs en banque atteignent le nisâb mentionné après une année révolue, vous devez payer la zakât. Mais, d'après votre question, votre argent n'est pas assujetti à la zakât puisqu'il est prévu pour des besoins spécifiques.






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