| Fatwâ n°22 |
| Question :Ma femme est étudiante en médecine. Elle est tombée enceinte dans des moments difficiles, ce qui l'a contraint à se faire avorter au 120ème jour de grossesse. Bien que cet acte n'a pas été délibéré car accompli sous une contrainte morale et physique, ma femme est rongée par les remords, d'autant plus que l'islam l'interdit même en début de grossesse. Aussi, nous souhaitons savoir le montant d'argent qu'il faut payer pour expier notre faute, pourriez-vous nous en informer ?
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Réponse : En effet, l'avortement est interdit en islam et ce, quelle que soit l'étape de la grossesse. Toutefois, le degré du péché varie selon que l'avortement est effectué en début ou en fin de grossesse. Si celle-ci atteint 120 jours, alors l'avortement est catégoriquement interdit et le péché est au summum puisque l'acte est considéré comme un homicide valant une amende légale équivalente à 213 g d'or à verser à l'héritier qui n'a pas participé à l'opération de l'avortement. Ce dernier reste toutefois toléré dans le seul cas où la vie de la mère serait en danger.
La question dit que l'avortement a eu lieu avant les 120 jours de grossesse. Dans ce cas, il n'y a pas de prix à payer, si ce n'est que d'implorer le pardon de Dieu et, si la mère le souhaite, faire quelques actes de charité qui, si Dieu veut, effaceraient ses péchés. Dieu dit: << [...] Les bonnes oeuvres dissipent les mauvaises [...] >> (Houd: 114)